La démarche expérimentale (partie 1)

Pendant quelques semaines, nous allons un peu améliorer, afiner, complexifier votre connaissance de la méthode scientifique. Il y a beaucoup de choses à lire, et quelques questions simples à la fin.

La démarche expérimentale, ou démarche scientifique constitue un ensemble de raisonnement rigoureux par lequel on soumet des hypothèses à l’épreuve de faits. Ce n’est pas très clair, mais ça va venir.

 

Cette démarche permet d’avoir des résultats valides pour tout un ensemble de cas et de faits au lieu de ne s’appuyer que sur les expériences personnelles de quelques individus.

L’utilisation de la démarche scientifique est donc indispensable pour déterminer précisément le fonctionnement de la nature ou les effets d’une substance dans le cas général.

 

La démarche expérimentale se déroule en plusieurs étapes :

Une Observation provoque un questionnement : le problème scientifique. À ce problème, on va chercher des réponses possibles, ce sont les hypothèses. On va alors imaginer des expériences qui pourront invalider ces hypothèses. On réalise ensuite ces expériences. Grâce aux résultats, on va pouvoir conclure sur la validité ou non de l’hypothèse testée.

Si une expérience contredit une hypothèse, alors on la rejette.

Si une expérience ne contredit pas une hypothèse… on en cherche une autre…

 

 

Plus une hypothèse résiste aux différentes expériences, plus on la considère comme valide.

La réalisation des expériences est donc au cœur de la démarche scientifique. Ces expériences sont soumises à de très nombreuses règles pour qu’on soit certains que ce qu’elles montrent représente vraiment la réalité.

Il est nécessaire d’utiliser un groupe témoin (un groupe contrôle.) En effet, sur un médicament, par exemple, on réalise l’expérience en donnant le médicament à certaines personnes et un faux médicament aux autres. Pourquoi ? Tout simplement parce que, pour beaucoup de maladies, ne rien faire et attendre permet de guérir. Si on veut être sûr que le médicament agit, il faut que les gens qui le prennent guérissent plus vite par exemple. Prenez le rhume… tout le monde guéri du rhume. Si je vous donne un produit, vous allez guérir du rhume… mais si je ne vous le donne pas vous guérirez quand même.

La majorité des maladies ne tue qu’un très faible pourcentage des gens atteint. Si je donne un médicament à 100 personnes et qu’il n’y en a que 5 qui meurt de cette maladie, je ne saurais pas si le médicament en a sauvé 95, ou si le médicament n’a rien fait, mais que ce faible nombre de morts ne vient pas juste du fait que cette maladie ne tue que 5 % des gens.

Par contre, si j’avais 100 autres personnes à qui je ne donne pas ce médicament (le groupe témoins), je pourrais savoir si c’est vraiment le médicament qui fait une différence.

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