Semaine 4 4eme introduction aux micro-organismes

Le chapître précédent étant terminé, on se lance dans un nouveau chapître d’actualité : Les micro-organismes.

Les bactéries

Les bactéries sont des organismes vivants unicellulaires caractérisés par une absence de noyaux. Chaque cellule bactérienne contient un cytoplasme et une membrane. Le chromosome de la bactérie « nage » dans le cytoplasme. La plupart des bactéries possèdent également une paroi qui les entoure et les protège.

Les bactéries sont présentes dans tous les types de milieux rencontrés sur Terre. Elles peuvent être isolées du sol, des eaux douces, marines ou saumâtres, de l’air, des profondeurs océaniques, de la croûte terrestre, sur la peau et dans l’intestin des animaux. Des bactéries peuvent également vivre dans des milieux très défavorables à la vie, elles sont appelées extrémophiles : elles occupent des milieux comme des sources chaudes, des eaux très acides ou alcalines, ou très salées… Il y a quarante millions de cellules bactériennes dans un gramme de sol et un million de cellules bactériennes dans un millilitre d’eau douce. En tout, il y aurait cinq millions trillions trillions (5 × 1030) bactéries dans le monde. C’est grâce à la division cellulaire que les bactéries sont si nombreuses et peuvent peupler si vite un nouveau milieu de vie.

La plupart de ces bactéries sont inoffensives ou bénéfiques pour l’organisme. Il existe cependant de nombreuses espèces pathogènes à l’origine de beaucoup de maladies infectieuses comme le choléra, la syphilis, la peste, l’anthrax, la tuberculose. Des bactéries peuvent entraîner des troubles respiratoires ou intestinales alors que d’autres peuvent être responsables de l’infection de blessures, soit par leur seule présence, soit par la production de toxine (déchets toxiques).

La plupart des bactéries sont soit sphérique, appelées coques (pl. cocci, du grecque kókkos, grain), ou soit en forme de bâtonnet, appelé bacilles (pl. baccili, du Latin baculus, bâton). Il existe aussi des formes intermédiaires : les cocobacilles.

Les virus

 

Un virus se caractérise par son incapacité à se multiplier par division. Il a besoin pour cela d’utiliser une cellule hôte : un virus est un parasite intracellulaire obligatoire. Il ne peut pas se reproduire par lui-même et doit obligatoirement détourner le fonctionnement d’une cellule pour qu’elle refabrique d’autres virus.

Un virus est composé d’une molécule d’acide nucléique (portant quelques gènes) en­tourée d’une coque de protéines appelée la capside et parfois d’une enveloppe. Il ne pos­sède aucun outil cellulaire pouvant pro­duire de l’énergie. Les virus sont le plus sou­vent de très petite taille (comparée à celle d’une bactérie par exemple). Certains virus peuvent posséder une enveloppe les recouvrant totalement et qui assure entre autre leur protection.

Il existe une grande diversité de virus. Tous les êtres vivants peuvent être infectés par des virus. Il existe des virus de bactéries (les bactériophages), des virus d’algues (Phycodnaviridae), des virus de plantes, des virus fongiques, des virus d’invertébrés, des virus de vertébrés chez lesquels on trouve de nombreux agents pathogènes.

Le rhume, la grippe, la varicelle, la rougeole, la mononucléose infectieuse sont des exemples de maladies humaines virales relativement courantes. Des maladies plus sévères comme le SIDA, le SRAS, la grippe aviaire, la variole sont aussi causées par des virus. Le virus Ebola entraîne des fièvres hémorragiques. La capacité d’un virus d’entraîner une maladie est décrite en termes de virulence.
Les virus possèdent différentes stratégies, différents mécanismes grâce auxquels ils peuvent produire des maladies. Mais dans tous les cas, le virus pénètre dans une cellule hôte spécifique et prend le contrôle de ses fonctions normales.

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