semaine 7 4eme démarche expérimentale partie 2

La démarche
expérimentale ( Partie 2)

Ce travail est difficile. Si vous souhaitez faire des études de sciences, je vous conseil fortement de le faire. Si vous ne souhaitez pas aller dans des études en rapport avec la sciences, et que vous ne faite pas cette exercice, je ne vous en tiendrais pas rigueur… mais vous ne saurez pas juger une annonce « scientifique »

Pour être encore plus précis, il est nécessaire de travailler en double aveugle. C’est à dire qu’il ne faut pas que les personnes qui participent à l’expérience sachent ce qu’on leur donne et ce qu’on pense que ça va faire. Le cerveau des animaux (et les hommes sont des animaux) est particulier. S’il voit qu’on s’occupe de lui (avec une pilule par exemple), il se sent déjà mieux. c’est ce qu’on appelle l’effet placebo. Pour éviter que les gens à qui on donne le médicament se sentent mieux par rapport aux groupe témoins… on ne dit pas à quel groupe chacun appartient. Et pour être encore plus sur, la personne qui donne les pilules et qui récupère les résultats ne doit pas le savoir non plus.

Et enfin, pour qu’on soit certains que cette expérience est fiable, elle doit être réalisé plusieurs fois, sur le plus de patients possible (en dessous de 100, on a plus de 15 % de chance de faire des erreurs, au dessus de 1 000, moins de 3 %) pour vérifier que ce n’est pas juste de la chance, pour vérifier que ce n’est pas autre chose auquel on a pas pensé qui modifie les résultats.

Les résultats, d’ailleurs sont des donnés bruts. c’est à dire des chiffres, des observations sans aucune interprétation. Le but des résultats, c’est que quelqu’un qui les lit doit pouvoir se faire sa propre opinion, trouver ses propres idées sans être influencé par les chercheurs. Bien sur, on peu aussi rajouter des graphiques.

Les résultats sont très souvent présenté sous forme de tableau de cette forme (en bien plus complexes bien sur, mais le principe reste le même)

Test

témoins

début

fin

Ce genre de tableau permet de comparer le début et la fin de l’expérience mais aussi les différences qui existent entre la manipulation de test et l’expérience témoins.

Ce n’est qu’après qu’on écrit les conclusions. C’est là qu’on interprète les résultats, qu’on en discute, qu’on les critiques. oui, dans n’importe quel article de sciences, les chercheurs indiquent les points sur lesquels ils ont des doutes et expliquent ce qu’ils ont testé, mais aussi ce qu’ils n’ont pas pu tester.

Ensuite, on envoie toute la démarche (qu’on appel article scientifique) à une revue scientifique. Ce journal va faire lire l’article à plusieurs autres chercheurs spécialiste de la matière. Ces spécialistes vont chercher les erreurs possibles, les imprécisions, les incohérences. S’il n’y en a pas, la revue scientifique va publier l’article. C’est aussi à ce moment que les chercheurs du monde entiers vont lire l’article, et vont chercher à refaire la même expérience pour vérifier par eux même que ce qu’elle montre est réelle. Ou a trouver d’autres expérience auxquelles les premiers chercheurs n’auraient pas pensé.

Au bout de plusieurs années, si personne n’a réussi à contredire les hypothèses qu’on peut enfin dire « c’est probablement vrai »

Bien sur, pour que le plus de monde possible puisse lire et comprendre ce que les chercheurs ont réalisé, tout est en anglais.

 

Un article
« scientifique »
polémique

Voici un article (je vous l’ai traduit, mais je vous met le lien)

Hydroxychloroquine et Azithromycin comme traitement du COVID-19 : Résultat préliminaire d’un test sur un groupe de volontaires non aléatoires.

Observations :

La chloroquine et l’hydroxycloroquine semblent être efficaces contre le SARS-CoV-2, et on a rapporté qu’elles étaient efficaces en Chine contre le COV-19. Nous évaluons le rôle de l’hydroxychloroquine contre les maladies virales respiratoires.

Patients et méthodes

Les patients ont été inclus dans un protocole simple consistant à recevoir 600 mg d’hydroxychloroquine chaque jour et leur charge virale était testée chaque jour à partir de prélèvement nasal. En fonction de leur traitement, de l’azithromycin était ajoutée au traitement. Le groupe de contrôle est constitué de patients qui ont refusé le traitement et ont donc été « non traité » dans un autre centre. La présence ou l’absence de virus après le jour 6 était considérée comme étant la fin de l’expérience.

Résultats :

20 cas ont été traités dans cette étude, et on a constaté une grande diminution de la charge virale après le jour 6 par rapport au contrôle, et elle était également plus faible que dans ce qui était indiqué dans les autres études. L’azithromycin, en plus de l’hydroxychloroquine, a grandement amélioré l’élimination du virus.

Conclusion :

L’hydroxychloroquine est associée à une diminution significative et même à la disparition du COVID-19 chez les patients, et ses effets sont renforcés par l’azithromycin.

https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.03.16.20037135v1.full.pdf

(Depuis, ce chercheur à modifié son article. Il reste toujours énormément d’erreurs scientifique, mais elles sont moins évident pour qu’un élève de collège puisse les voir. Elles sont plus subtils.
De plus, t
outes les études sérieuses ont conclu sur l’absence de différences entre le traitement proposé et un placebo. Certaines études semblent même montrer une augmentation de la mortalité au-delà de 13 jours après ce traitement)

Risque cardiaque et chloroquine : https://www.sciencemag.org/news/2020/04/antimalarials-widely-used-against-covid-19-heighten-risk-cardiac-arrest-how-can-doctors

COVID-19, traitement à la chloroquine : https://academic.oup.com/cid/advance-article/doi/10.1093/cid/ciaa321/5811416

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